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mercredi 19 décembre 2012

Dans la ville ceinte de François Boddaert


Titre: Dans la ville ceinte
Auteur: François Boddaert
Éditeur: Le temps qu'il fait, février 2012




Le narrateur est enfant lorsque le roman commence. Il vit dans une petite ville de province: Icaune. Dans la première partie du livre, grâce à ses souvenirs, nous faisons connaissance avec la ville et quelques-uns de ses plus fameux habitants parmi lesquels trois personnages hauts en couleurs faisant partie des célébrités locales: le médecin: Berger des Thèpes, le peintre: George Gandrier et le poète Savinien Lecointe.
Dans la deuxième partie du livre, l'enfant, devenu grand travaille au ministère comme chargé de mission. Il revient à Icaune pour préparer une rétrospective sur le peintre locale George Gandrier. Il va devoir traiter avec les élus locaux,la conservatrice du musée et la bibliothécaire...




Avis: J'ai beaucoup aimé le style du livre et le vocabulaire particulièrement riche qu'on y trouve. Cela fait plaisir de retrouver des mots peu usités et j'avoue que le dictionnaire m'a parfois été très utile! J'ai un peu « flanché » sur la deuxième partie que j'ai trouvé un peu longue. J'ai cependant trouvé que cette histoire avait beaucoup de charme et saisissait parfaitement l'ambiance des villes de provinces.

mercredi 12 décembre 2012

220 volts de Joseph Incardona


Titre: 220 volts
Auteur: Joseph Incardona
Éditeur: Fayard, mars 2011
L'histoire: Ramon Hill romancier réputé est en mal d'inspiration, Margot sa femme , l'oblige à partir pour leur maison familiale à la montagne prétendant ainsi qu'il y retrouvera son énergie. Tout semble idyllique jusqu'à ce qu'il s'électrocute dans la grange. Progressivement le climat entre les époux va se dégrader...




Avis: Un polar agréable à lire que l'on suit avec plaisir jusqu'au bout.Un point positif pour l'écriture très rythmée. J'ai bien aimé cependant je regrette que l'auteur se soit un peu « assagi » par rapport à son précèdent roman que j'avais trouvé un peu plus « farfelu » et moins conventionnel à mon goût.  

mercredi 5 décembre 2012

Peinture végétales avec les enfants de Hélène Arendt


Titre: peinture végétales avec les enfants
Auteur: Hélène Arendt
Éditeur:La plage,2010
Un livre très utile et original pour apprendre à fabriquer et expérimenter les couleurs au moyen d'éléments naturels avec les enfants. Les peintures étant fabriquées à base de fleurs et de fruits, elles sont non toxiques et permettent  de faire le lien entre l'effet d'une couleur et son origine. Les nuances sont d'un abord ludique et très subtil! Les résultats des expérimentations sont extraordinaires! Livre magique!

mercredi 28 novembre 2012

Le grang show des petites choses de Gilbert Legrand


Titre: Le grand show des petites choses
Auteur: Gilbert Legrand
Éditeur: Sarbacane,2010
Un album construit autour d'objets de la vie quotidienne et d'outils de bricolage qui une fois peints deviennent les personnages de mises en scènes humoristique. Ainsi, la balayette à poussière devient-elle une femme promenant son chien, le cintre un cheval au galop...

Voir le site de l'auteur qui est sculpteur.http://www.gilbert-legrand.com/

vendredi 23 novembre 2012

Extrêment fort incroyablement près, le film et le livre

Extrêment fort incroyablement près.
Je viens de voir ce film dont le scénario suit assez fidèlement l'histoire du roman éponyme de Jonathan Safran Foer, paru aux éditions.


Synopsis
Un an après la mort de son père dans les attentats du World Trade Center Oskar Schell, 11 ans, découvre une clé dans les affaires du défunt.
Persuadé que sont père lui adresse post-mortem un nouveau défi, comme il le faisait souvent, il décide de trouver la serrure qui correspond à la mystérieuse clé. 


Avis
J'ai été un-peu déçue par l'adaptation à cause d'un traitement mélodramatique dont abuse le film.
Le roman me semble plus subtil, ici on perd en originalité même si le jeu des acteurs est excellent. Le personnage du grand-père est particulièrement attachant notamment grace à la performance éblouissante de Max Von Sydow

Le livre est paru aux édition de L'olivier en septembre 2006





mercredi 14 novembre 2012

Déloger l'animal de Véronique Ovaldé


Titre:Déloger l'animal
Auteur: Véronique Ovaldé
Éditeur:Actes sud,2005
J'aime bien l'univers de Véronique Ovaldé c'est pourquoi j'étais curieuse de découvrir un de ses romans antérieurs à Ce que je sais de Véra Candida et Des vies d'oiseaux ses deux derniers romans.
Je trouve que les titres portent en eux les ferments d'une histoire. Ici Déloger l'animal est peut-être plus énigmatique. Dés  la fin de la première page, la narratrice une fillette portant une cape de vampire noire doublée rose fuchsia saute dans le vide.
 L'histoire se déroule dans un pays indéterminé, on pense plutôt à une région d'Amérique du nord, en bord de mer dans une station balnéaire sur le déclin. On imagine des barres d'immeubles où vit une population modeste.
Le père de la fillette exerce un métier qui reste flou pendant une grande partie du roman. Si sa fille le désigne tantôt par l'expression  le"Directeur de cirque", tantôt comme "Monsieur Loyal", nous comprenons que son véritable métier est sans doute moins avouable. Quant à la mère, cette femme au foyer  passe son temps entre  le toit de l'immeuble et le balcon où la fillette élève des lapins.
 On retrouve ici le couple mère/ fille qui investi souvent les romans de Véronique Ovaldé. Ici, il y a  une grande tendresse entre elles deux. Elles portent d'ailleurs  le même prénom à la fois tendre et suranné: Rose. On ressent également une fragilité chez ces deux personnages qui portent la trace de meurtrissures: sa mère coiffée d'une perruque blonde pour cacher son crâne brûlé,  la fille  souffrant d'une maladie psychique qui l'oblige à faire de fréquents séjours dans un centre thérapeutique. Tous les matins la fillette observe sa mère lisant le journal avec la plus grande attention et remarque que celle-ci semble guetter une nouvelle. Puis un jour, justement après cette lecture quotidienne elle disparaît sans  un mot d'explication. Sa fille cherche des  indices pour expliquer cette disparition et  retrace peu à peu la vie de sa mère et de sa famille.
 Entre récit et réinvention nous voyons réapparaître les personnages tel que celui de son vrai père supposé Markus . La fillette confrontée à cette disparition va traduire cette absence à sa façon et raconter l’histoire en la magnifiant. La fillette est atteinte d’une étrange maladie jamais nommée,on sait qu'elle fait quelques séjours dans un Centre thérapeutique entre deux  visites à sa  voisine Madame Iris qui lui livrera le secret de l’étrange cirque où travaille Monsieur Loyal son père adoptif. La fillette n'est sure de rien, tout la fait douter et souvent on se demande où elle veut en venir,et vous vous retrouvez dans la peau du petit poucet d'avant les petits caillou, mais a la différence qu'il y a un réel plaisir à se laisser perdre dans cette histoire qui semble parfois sortie d’une rêve   ou d’un cauchemar. Qui est Monsieur Loyal ? Est-il le vrai père de la fillette et que va-t-faire d’elle si sa mère de revient pas. Parfois un suspens s’installe mais on est cependant pas dans un policier. Monsieur Loyal est un tendre qui partage avec sa fille le goût du sucre







jeudi 18 octobre 2012

Moi, j'attends de voir passer un pingouin


Titre: Moi, j'attends de voir passer un pingouin
Auteur: Geneviève Brisac
Éditeur: Alma, avril 2012
Thème: Cette œuvre vous parle d'animaux certes, mais aussi de tout autre choses.
De gens révoltés comme Nelson le fils de la narratrice qui recueille à la maison un rat de laboratoire, de poule qui marchent à reculons, de buffles qui pleurent et de Rosa Bonheur entre autre.
Et je ne résiste pas à la facilité de citer l'auteur, qui écrit si bien sur ce dont-elle parle.
Devant sa table d'écrivain, Céleste la femme de ménage , celle qui ne lira pas ces livre parcequ'elle "est déçue a priori par ce que j'écris. Elle n'en lit rien mais elle est au courant, et elle sait que si elle s'en mêlait ce serait bien mieux,plus intéressant.Parce qu'elle ne veut pas me faire de peine, mais il faut admettre que l'art d'aligner des mots pour ne rien dire,l'art d'aligner les journées de travail pour ne rien vivre.
Les histoires que je raconte sont tellement banales, presque pas de crimes,très peu de sexe,un chien qui sauve un homme.
Et puis quoi encore? Vous auriez un histoire de chat. Un chat qui sauve un homme encore,d'accord,ou un chat qui tue un homme,c'est encore mieux... "
Lisez le livre c'est un délice pour les gens pas bête qui aiment ou non les bêtes...

mercredi 10 octobre 2012

Les hommes en général me plaisent beaucoup de Véronique Ovaldé



Titre: Les hommes en général me plaisent beaucoup 

Auteur: Véronique Ovaldé 

Éditeur: Actes Sud,2003 

L'histoire: L'histoire débute par une scène prémonitoire. La narratrice Lili voie comme en songe, les animaux du zoo voisin s'échapper pendant la nuit en silence. Elle partage sa vie avec Samuel qui rêve d'avoir un enfant avec elle. Mais Yoim son ancien amant revient pour la chercher. Yoim, sorte de géant obèse, exerce encore une puissante fascination sur elle, même si elle sent que ce retour est synonyme de danger. Son irruption fait surgir les souvenirs. Elle raconte sa rencontre avec Yoim. Le père de Lili ,membre d'un parti nazi les abandonnaient souvent elle et son petit frère lorsqu'ils étaient enfants, pour se rendre à ses réunions. Un jour qu' elle tente de se suicider en s'accrochant au lustre, le fracas de la chute de celui-ci attire les voisins parmi lesquels se trouvent Yoim dont elle va tomber amoureux. Elle a alors 14 ans et presque dix plus tard, elle se sent prête à de nouveau devenir un jouet entre ses bras. 

Avis: Ce qui m'a intéresse c'est qu'il s'agit d'une histoire de dépendance et d'une libération. L'auteur choisi de faire de Yoim un personnage qui n'a rien qu'un jeune premier. Si Lili est captive c'est au fond surtout de sa propre histoire. On peut comprendre que ,Yoim le fantôme d'un passé pas encore digéré s'effacera lorsque Lili ouvrira les yeux. Le roman s'achève lorsque Lili sort de son rêve ou plutôt de son cauchemar. Lorsque je lis Véronique Ovaldé, il y a toujours beaucoup d'images qui émergent. Ici elles sont justement cotonneuses et oniriques. Lorsque j'imagine l'ambiance sonore de ce roman, c'est celle d'un presque silence,allez savoir pourquoi?

dimanche 7 octobre 2012

Fée d'hiver de André Bucher


Titre: Fée d'hiver
Auteur: André Bucher
Éditeur: Le mot et le reste



Présentation de l'histoire: 6 ème roman Nous sommes dans la Drôme du Sud, aux Rabasses, en haut du col de Perty. Le pays est sauvage, immense, désert.
Deux frères ont survécu après que leur père ait assassiné leur mère avant de se donner la mort sous leur yeux ,un bûcheron d'origine serbo-croate, unique rescapé d'une famille décimée par la guerre. Daniel ne parle plus depuis. Quant à Richard, il est devenu estropié de la guerre d'Algérie. Leurs destin va croisé celui d' Alice malheureuse en ménage et celui de Vladimir le bûcheron.




Avis: L'écriture d'André Bucher, que j'avais eu le bonheur de rencontrer est léchée et  ses phrases sont ciselées comme des bijoux. Tout est parfait. Cependant j'ai été un peu déçue,  comme si l'esthétisme m'avait empêché de goûter au tumulte des destins. Ils souffrent si joliment en silence et j'avais sans doute besoin de cris!



" 11 février 2012 la librairie Elan Sud a reçu André Bucher pour son dernier livre "Fée d'hiver" aux éditions le Mot et le reste.
Quelques lectures d'Esther Mello ont ponctué cet échange."

andre_bucher 012 par elansud    

mardi 18 septembre 2012

Le facteur des Abruzzes de Vénus Khoury-Ghata

Titre: Le facteur des Abruzzes
Auteur: Vénus Khoury-Ghata
La genèse de ce roman est autobiographie.Il raconte l’Odyssée d'une femme 10 ans après la mort de son mari partie dans le village où il travaillait  juste avant sa mort.  L'auteur raconte son émotion lorsqu'elle tombe dans la cave de sa maison sur les études génétiques de son mari décédé.
Celui-ci travaillait sur le groupe sanguin d'un village d'Albanais réfugiés en Italie dans les Abruzzes et qui sont tous du groupe O négatif.
 Son mari étant mort pendant son séjour dans ce village, elle éprouva le besoin de partir faire la connaissance des villageois qui les derniers parlèrent à son mari.
Tout comme dans la réalité Laura la veuve du généticien Luc, veut connaître cette femme qui lui renvoya des chemises de son mari quelques mois après son décès. Elle veut savoir qui est cette Héléna qui repassait le linge de son mari.
Ces gens ont quitté leur pays pour fuir le communisme et ont gardé avec eux leurs traditions comme celle de la Bissa c'est à dire qu'ils tuent celui qui a tue a moins qu'il ne s'acquitte d'un impôt qu'il paye à la communauté du village.
Ainsi cela fait 30 ans qu’Héléna  attend le fuyant qui a déshonorée sa fille pour faire "justice" en le tuant!.L'auteur  tisse une fiction à partir des fait réels.
Laura est accueillie par Yussuf le facteur qui viendra la voir tous les jours, même s'il n'y a pas de courrier. Puis elle rencontrera petit à petit toutes les figures essentielles du coin comme par exemple le libraire  Kosovar, seul musulman de cette communauté chrétienne et dont personne, même lui, ne peut lire les livres en grecques anciens Autres personnages hauts en couleurs  viendrons s'ajouter à la liste comme le boulanger qui a pour habitude de  proposer le mariage à chaque femme dès qu'elle passe le seuil de sa porte.
On trouve dans ce roman la tension dramatique d'une tragédie. Telle Euridyse, Laura descend dans l'enfer de cette Malaterra ( du nom du village) à la recherche de son mari. 

Avis: Ce qui m'a plu dans cette histoire, ce sont les images qu'elle produit. Celles de ce paysage aride et des destins de ce village rocailleux. Peu de descriptions mais un ensemble de sensations fortes.
 Des tableaux qui surgissent, travaillés à la conjonction de l'horreur et de la magie par le conte tragique des deuils qui ne s'affranchissent jamais totalement du poids du passé.
Je revois en particulier une scène au miroir dans les ruines d'une maison et la rencontre de l'australien et de Laura. Celle de la mère meurtrière de sa fille.
On imagine Laura aussi en femme sacrificielle, frêle, maigre et méprisée par les femmes du villages qui la jugent inutile, elle qui ne sait pas coudre ni cuisiner.
J'ai bien aimé le thème de l’exil, de l'attachement aux racines, jusqu’à l'absurdité même qui apparaît dans cette histoire et décliné sous différentes trames .
 Luc, retrouve ses racines albanaise? chez "ses frères d'insoumission" ,les villageois. Elle même exclus de son couple, ou le ressentant comme tel en découvrant un mari presque joyeux et bon vivant alors qu'elle ne le connaissait que son austérité.
Ses femmes qui ne nourrissaient sont ses vraies veuves. Exile de soit même qui ne semble n'exister que dans l'attente d'un mari qui ne reviendra pas des enfers.
L'exil de sa  communauté pour le Kosovar qui sera renvoyé chez lui dans ce pays en guerre qu'il ne connaît plus.
Dans l'ensemble j'ai lu avec plaisir ce roman même si je l'ai suivi avec un peu moins d'attention vers la fin.
 Je trouve que de destin des certains personnages comme celui du Kosovar par exemple auraient réclamé une histoire à part entière et quelle se dilue un peu dans l'ensemble.
Peut-être est-il difficile de s'affranchir de certaines histoires?

samedi 15 septembre 2012

Mon père est une femme de ménage de Saphia Azzeddine


Affiche du film
Titre: Mon père est femme de ménage
Film de Saphia Azzeddine
sorti en 2011.
L'histoire: Polo a 16 ans et les complexes d'un ado de son âge. Entre une mère alitée et une sœur qui rêve d'être miss, le seul qui s'en sorte à ses yeux, c'est son père. Hélas, il est femme de ménage...
  • Réalisation :Saphia Azzeddine
  • Scénario :Saphia Azzeddine , d'après son roman éponyme
Avis : Un très joli film et un excellent livre! Très touchant.



mercredi 12 septembre 2012

La citation du jour


"Il y a des livres dont le dos et les plats sont de beaucoup ce qu'ils ont de meilleur."

                                                                       CHARLES DICKENS, Oliver Twist.

mercredi 5 septembre 2012

Citation du jour


" J'appelle un livre manqué celui qui laisse intact le lecteur."

       ANDRE GIDE, Cahiers d'André Walter, préface

jeudi 23 août 2012

Homer et Langley de E.L.Doctorow


Titre: Homer et Langley
Auteur: E.L. Doctorow
Éditeur: Actes Sud, avril 2012, 228 p.
Collection: anglo-américaines
Le roman: Il s'inspire d'une histoire vraie. Il s'agit de la vie des frères Collyer: Homer Lusk Collyer  et Langley Collyer deux américains atteints de syllogomanie, c'est-à-dire d' accumulation compulsive. J'ai d'ailleurs appris ce mot en faisant des recherches sur cette histoire. Je ne suis pas certaine de pouvoir que vous pouvez le placer souvent, sauf peut-être durant les soirées chez vos amis biens mis style Célestin de la Ribaude de Vadrouilleuse si du moins la cuistrerie c'est votre truc! Ces deux frères donc, que l'on voyait peu et qui ne travaillaient pas vivaient à Manhattan, où ils accumulaient journaux,livres, meubles, instruments de musique et autres objets. Ils vécurent en ermite entourés par plus de 130 tonnes de déchets qu'ils avaient accumulées pendant plusieurs décennies et que l'on découvrit à leur mort!

E. L. Doctorow l'auteur, s'est approprié leur histoire en y apportant quelques modifications. Il l'a ,par exemple décalé dans le temps. Les deux frères sont morts en 1947, pourtant le roman ce déroule jusqu'aux années 1980. L'auteur utilise cette histoire de folie pour parler du matérialisme et de la solitude qu'il peut engendrer, notamment dans la société américaine. Nous voyons, les deux frères recroquevillés sur eux-même et imperturbables en apparence quoi qu'il arrive malgré les époques et les nombreux personnages qu'ils rencontrent.: bonnes hongroises, gangsters italiens, musiciens de jazz, domestiques japonais, hippies ... . « Nous coulions, mon frère et moi. Chacun de nos actes d'opposition et d'affirmation de notre autonomie, chaque manifestation de notre créativité et de l'expression résolue de nos principes œuvraient au profit de notre ruine », confesse Homer à la fin du livre.
Avis: Ce livre est intéressant mais un peu lassant à la longue. Les anecdotes s'accumulent de manière un-peu plate et j'avoue que les deux frères me sont devenus assez rapidement antipathiques ce qui m'a rendu cette lecture peu attractive. Je ne connaissais pourtant rien de leur destin avant d'entamer ce roman où j'ai cependant appris certaines choses sur le New York du début du siècle dernier.

mercredi 22 août 2012

La citation du jour


" Un beau livre, c'est celui qui sème à foison des points d'interrogation. "

                                                                                                          JEAN COCTEAU

dimanche 19 août 2012

Failles de Yanick Lahens


Titre: Failles
Auteur: Yanick Lahens, vit en Haïti. Lauréate du prix RFO 2009 pour La Couleur de l'aube (Sabine Wespieser éditeur, 2008) "Elle est l’une des grandes figures de la littérature haïtienne, elle brosse sans complaisance le portrait de certaines réalités caribéennes et s’implique activement dans la vie culturelle de l’île. Elle occupe sur la scène littéraire haïtienne une position très singulière par son indépendance d’esprit et l’autorité que lui confèrent ses actions de terrain. Longtemps professeur de littérature, Yanick Lahens consacre aujourd’hui une grande partie de son temps à une fondation destinée à former les jeunes générations aux stratégies de développement durable..." Extrait de la biographie écrite sur le site d'étonnant voyageur dont elle était l'une des invités
Éditeur: Sabine Wespieser, septembre 2010
Histoire: " Le 12 janvier 2010 à 16 heures 53 minutes, dans un crépuscule qui cherchait déjà ses couleurs de fin et de commencement, Port-au-Prince a été chevauchée en moins de quarante secondes par un de ces dieux dont on dit qu’ils se repaissent de chair et de sang. Chevauchée sauvagement avant de s’écrouler cheveux hirsutes, yeux révulsés, jambes disloquées, sexe béant, exhibant ses entrailles de ferraille et de poussière, ses viscères et son sang. Livrée, déshabillée, nue, Port-au-Prince n’était pourtant point obscène. Ce qui le fut, c’est sa mise à nu forcée. Ce qui fut obscène et le demeure, c’est le scandale de sa pauvreté. » Y. L.

Avis: Rarement une écriture n'a produit chez moi un tel enthousiasme! C'est magnifique et terrible. A la fois journal de survie et déclaration d'amour à son pays meurtri, cela m'a permis de mieux faire connaissance avec cette terre. La langue est fluide et poétique, elle m'a donné envie de lire à haute voix pour mieux apprécier le souffle dont elle est habitée. L'auteur s'interroge sur la difficile tâche de l'écrivain face au désastre et à son rôle à témoigner du vivre et de la désolation:
 « Comment écrire quand on est aux prises avec l'ombre? Comment écrire sans qu'à l'issue de ce corps à corps avec elle la littérature n'en sorte défigurée? Comment déplacer les bornes du malheur? Comment l'interpeler du seuil hors de sa portée immédiate, celui de l'écriture?Comment ne pas laisser au malheur une double victoire, celle qui nous broie corps et âme et celle qui viendra ensuite nous ravir notre seule parade face à elle, notre seule riposte à nous, écrivains?... » 
 Et bien je dirais qu'en lisant ce livre j'ai eu le sentiment que l'auteur réussissait parfaitement à témoigner sans trahir ni son pays ni la littérature.

mardi 7 août 2012

Le soleil de plus près de Marie-Sabine Roger

Titre: Le soleil de plus près
Auteurs: Texte de Marie-Sabine Roger et illustration de Géraldine Alibeu
Éditions Sarbacane, 2007 .
Un mot sur... Édition créée en 2003 par Frédéric Lavabre et Emmanuelle Beulque, propose des albums des documentaires et des romans. Lien ici

Un mot sur... Marie-Sabine Roger: Bordelaise de naissance, cette ancienne institutrice est un écrivain prolifique est talentueux. J'avais eu la chance de la rencontrer dans le cadre de sa participation au Prix Cezam dont elle fût  la gagnante en 2009 avec son roman La tête en Friche récemment mis en image par Jean Becker. J'avais alors particulièrement apprécié l'humanisme de cette personne et sa manière de parler de son travail d'écrivain.

Avis: Quel bonheur que l'édition jeunesse. C'est un espace de liberté incomparable pour les créateurs. Il permet de belles rencontres entre les écrivains et les artistes et nous donne à nous lecteurs, l'occasion de découvrir toujours mieux le monde qui nous entoure., nous aidant à comprendre  les visions, les sensibilités en faisant sens...Cet album donc  est une  œuvre à part qui enrichit notre compréhension des affects en les donnant à lire selon une trame originale. Une belle citation de Gomez de la Serna donne le ton du livre:
 «  Les mouettes naissent des mouchoirs que l'on agite au départ du bateau.  »
L'histoire s'ouvre sur un quartier endormi vu du ciel et, tel un plan cinématographique on se rapproche de la seule maison où les volets ne sont pas clos. On saisit d'emblée l'étrangeté presque surréaliste de l'ambiance qui émane de la confrontation entre deux mondes et deux langages: celui des adultes vide et triste face à l'absence et celui de l'enfance peuplé d'enfants qui jouent, de souris bleues qui rament dans un bateau et une fillette dansant sur un lapin bleu ….(je suppose qu'il n'y a qu'une fillette)  L'histoire témoigne des stratégies particulières de l'enfant face à l'absence, au deuil? Au-delà des mots il va tenter de poursuivre son dialogue avec sa grand-mère adorée partie voir le soleil d'un peu plus prés
.Sans jamais parler ouvertement de mort ni de deuil l'auteur utilise la métaphore du voyage entrepris par Maminou la grand-mère. Son petit fil se souvenant qu'elle disait qu'elle allait  partir invente le bateau de papier qui ira la rejoindre au pays du soleil levant. Le talent des deux auteurs se conjuguent dans cet album poétique qui s'achève sur une fin ouverte et un avenir serein. Un album plein de douceur pour parler aux enfants et aux grands de choses essentielles.

jeudi 2 août 2012

Citation du jour


De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans doute, le livre.

JORGE LUIS BORGES

samedi 28 juillet 2012

Une affection longue durée d'Anne Bragance


Titre: Une affection longue durée
Auteur: Anne Bragance
Editeur: Mercure de France, 2011
Présentation éditeur: Le jour où Florent abandonne sa femme Béatrice et ses trois enfants, l'avenir de cette famille heureuse bascule: la mère hospitalisée, les enfants livrés à eux-mêmes. L'aînée Sophie, en pleine crise d'adolescence maîtrise mal sa colère. Sa sœur cadette Sabine prend l'organisation de la maison en main. Il faut surtout veiller à préserver, leur petit frère de sept ans qui pleure toutes les nuits en cachette.

Avis: Je me suis glissée facilement au cœur de cette famille où tous les personnages son attachants. Même l'amante et le mari volage. Le point de vue n'est pas moralisateur,il s'agit là de suivre les diverses réactions des personnages confrontés à la désertion du père. Les blessures infligées par la vie suscitent des comportements variés et surprenants parfois, ce qui fait la richesse du livre. J'ai un faible pour le personnage du petit frère Sylvain qui se défend en " moulinant " des mots puis en se taisant. J'avais également beaucoup aimé La reine nue du même auteur racontant l'histoire d'une famille confrontée cette fois à la maladie de leur mère  atteinte d’Alzheimer.

dimanche 22 juillet 2012

Les tribulations d'une caissière à propos du film




A propos de tribulations d'une caissière, le film de Pierre Rambaldi
L'histoire est adaptée du livre Les tribulations d'une caissière d'Anna Sam lui même tiré d'un blog où elle raconte son quotidien d’hôtesse d'accueil en hypermarché. J'avais trouvé le témoignage du livre très intéressant. Ce n'est pas le cas pour le film qui m'a déçu. Annoncé comme une comédie, il ne m'a  pourtant  pas fait rire. Je trouve suspect le discours désinvolte sur les difficultés des caissières.
N'est-il pas ici que prétexte à dire que «  vraiment si chacun y met du sien, tout serait si bien dans le meilleur des mondes où d'ailleurs tout le monde ne demande qu'a être très gentil et que tout est bien qui finit bien et que les méchants sont toujours punis NA ! »
Je veux bien que l'on fasse dans la comédie légère et sucrée mais pas qu'elle soit vendue comme une comédie sociale qui me semble masquer un discours tendancieux.Par exemple, je n'aime pas qu'on nous serine que le personnage avec son blog a fait plus avancer les choses que les syndicats .Est-ce à dire que les luttes sociales sont inutiles ou impuissantes? On sait que ce n'est pas le cas si on s'intéresse à l'histoire par les livres ou autrement.
Bref, voilà un film abêtissant et une comédie ratée, lisez  plutôt le livre ! 


Les tribulations d'une caissières d'Anna Sam- Stock, 2008

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