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mercredi 9 mai 2012

Prix du roman social , la sélection

 
Voici une nouvelle distinction littéraire le Prix du roman social . En lançant ce Prix l’AFPA "propose  une autre lecture de la société, à travers le regard de ceux qui en sont le reflet : les écrivains, dont l’imagination donne au réel un surcroît de vérité."
Il   met en lice sept titres dont voici la liste, et je constate avec plaisir que le roman Nu rouge un de mes chouchou de la rentrée littéraire de septembre en fait partie. Voici un Prix alléchant qui mêle petits ou gros éditeurs  et nous parle de notre monde d'en bas...
J'en ai déjà lu deux et j'ai bien envie de poursuivre avec les quatre autres.

 
 

Un homme jetable
éditions du moteur d'Aude Walker
 









Cheyenn 
éditions du Seuil de François Emmanuel








 

Nu rouge
éditions Arléa de Frédéric Touchard           









 


Zone de choc 
éditions de l'aube de Pierre Conesa







 



Les amandes amères 
éditions Gallimard de Laurence Cossé  


 




La première page 
éditions du bas vénitien de Philippe Carlen


Assommons les pauvres
éditions de l'olivier de Shumona Sinha










 Le Prix sera décerne le 20 juin prochain à Paris.
 lien pour en savoir plus sur ce Prix Ici.



mardi 1 novembre 2011

Les amandes amères de Laurence Cossé

Titre: Les amandes amères
Auteur: Laurence Cossé
Éditeur: Gallimard, 2011
Présentation éditeur:
Découvrant que Fadila ne sait li lire ni écrire, Édith entrevoit à quel point la vie est compliquée pour un analphabète et combien c'est humiliant. Elle lui propose de lui apprendre à lire le français. Fadila n'est pas jeune. Édith n'est pas entraînée. L'apprentissage s'avère difficile. Ce qui semblait acquis un jour est oublié la semaine suivante.
  Si Fadila a tant de mal à progresser, c'est que sa vie entière est difficile. Ce n'est pas une marginale. Elle a une famille, un toit, du travail. Mais la violence a marqué son rapport aux autres, depuis l'adolescence. Elle a de la rancœur contre son Maroc natal et, en France, elle ne se fait pas à la solitude. Elle vit dans une perpétuelle inquiétude.
  Édith, de son côté, se sent de plus en plus démunie dans cette aventure dont elle a pris la responsabilité et qui va l'entraîner beaucoup plus loin qu'elle n'aurait cru.
  Une amitié singulière, rugueuse et douce, amère, cocasse. 
Avis: Tout est dit ici des problèmes d'intégrations et de la difficulté de transmettre les savoirs dans un cadre social où les plus démunies semblent devoir le rester! Le couple romanesque formé par Édith la traductrice et Fadila d'origine marocaine est vraiment attachant. Un bon roman de la rentrée littéraire émouvant et consensuel. 

Extrait:
"Elle ne sait pas son âge. Sur ses papiers il est écrit qu'elle est née en 1945 mais une chose est sûre, ce n'est pas vrai. Quand elle s'est installée en France, on lui a demandé sa date de naissance et elle a dit qu'elle l'ignorait. Le fonctionnaire l'a regardée et lui a proposé:"Je mets 1945, vous êtes d'accord?" Fadila en rit encore. Rajeunir d'un coup, ça ne se refuse pas.
Si sa mère était encore en vie, elle saurait, elle, donner son année de naissance.Elle le ferait de la façon qui est usuelle au Maroc du temps où il n'y avait pas d'état civil, elle dirait"l'année où les amandiers ont gelé", " la quatrième année de la grande sécheresse" ou " l'année du tremblement de terre".

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